Bribes de biographie

Décor familial et balises

Né le 7 juin 1965 à Liège (hôpital des Anglais où le père était interne). Grands-parents paternels issus de la région de la Haute Lesse, le grand-père du village de Belvaux et la grand-mère de Halma. Agriculteurs puis grand-père gendarme, voyageant de caserne en caserne pour atterrir à Herstal, en banlieue liégeoise. Grands-parents maternels de Herstal. Grand-père ouvrier dans la métallurgie, grand-mère employée de bureau. A peine connu le grand-père maternel et la grand-mère paternelle. Pendant leurs études respectives, dans les cercles estudiantins qui fleurissent autour de l’université de Liège, Michel Delaive qui deviendra médecin généraliste à Herstal rencontre Emilienne Somers, historienne qui deviendra professeur. Quatre enfants dont suis l’aîné. Suivent François, né en 1967, école de la Rue Blanche puis Conservatoire de Paris, ville où il est installé et travaille. Comédien superbe et subtil. Christine, née en 1970 en Corée. Adoptée en 1971, bonne vivante et douce, employée à Bruxelles. Cécile, née en 1972, Ihecs (journalisme) à Bruxelles, co-gérante de l’Excellence et depuis 2008 employée dans une librairie pour enfants.  Famille très liée. Etudes secondaires sans éclat à Herstal. Trou noir de trois ans dont une année consacrée au service militaire. 1986, suicide du père. Pris de passion pour l’acte photographique. Ecole normale en français et Histoire puis maîtrise en Communication à l’Université de Liège. Des années d’amours, d’amitiés et de voyages sur tous les continents. Boulots de courtes durées : professeur, logisticien pour Médecins Sans Frontières en Afrique centrale, coordinateur de projet... Chômage… Passion de la voile. Moniteur de voile sur voiliers habitables. 1994, rencontre avec Sandra. 1997 naissance de Sann et boulot stable (formateur et coordinateur pédagogique d’une association). 2001 naissance de Célia. Etabli à Liège.


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Mailart par Robert Varlez

Et la littérature ?

Comme le frère et les sœurs, grâce aux parents, baigne dans les livres depuis toujours. De plus, le père occupe les rôles de mécène et président de L’Atelier de l’Agneau, maison d’édition d’avant-garde dirigée par le peintre, graveur, dessinateur, imprimeur de génie Robert Varlez. La maison d’édition artisanale connaît ses heures de gloire dans les années 70 et au début des années 80 grâce à la revue M25 et à des livres où paraissent les premières œuvres d’Eugène Savitzkaya, de Frédéric-Yves Jeannet, d’Yves Di Manno et bien d’autres, accompagnés d’œuvres picturales importantes. A l’origine de la co-édition avec le Castor Astral de la fameuse Anthologie 80 (aujourd’hui, L’Atelier de l’Agneau continue à publier sous la houlette de Françoise Favretto, ex-compagne de Robert Varlez, établie en Gironde). A la maison, l’enfant regarde défiler les écrivains, l’effervescence. Lit mais ne comprend pas. Pourtant l’enfant VOIT que la poésie existe. A l’adolescence, trois grandes passions : Rimbaud, l’auteur de science-fiction Philip K. Dick et les bandes dessinées d’Hugo Pratt. Passions jamais démenties. Rédige journaux intimes puis, plus tard, carnets de voyage. En cours de latin et de grec, grâce à des professeurs convaincus, décortique Martial, Horace, Juvénal, Homère ou Platon. Moments déterminants car entre dans les tréfonds de la langue. Influence prépondérante de la littérature de l’Antiquité même si incapable aujourd’hui de traduire la moindre phrase. Autre influence primordiale : cours de percussion et de solfège, batteur dans un petit groupe au nom bien choisi (Voie sans issue). En même temps que la scansion, la question du rythme et de l’impossibilité d’en sortir, donc du temps et de l’arythmie hante le jeune adulte. Premiers poèmes vers vingt ans, assez tard, sans les montrer. Parmi les lectures marquantes : Conrad, Melville, Cendrars, Buzzati, Calvino, Borges, Hemingway, Matthiessen mais surtout Lowry, London et Yeats. Fait étrange : quasiment aucun auteur francophone. Abandonne définitivement la batterie. Croque enfin dans Izoard, Savitzkaya, Cliff … empruntés sur les rayonnages des étagères de la demeure familiale. Pour cause de thèse universitaire, engouement pour les récits de voyage (anciens comme, parmi d’autres, Cook, Bougainville, Hans Staden, Cabeza de Vaca et toute la conquista ou contemporains comme Chatwyn, Slocum, Bouvier et Moitessier). 1990, sur les bancs de l’université, rencontre déterminante avec Karel Logist, auteur du Séismographe. Naissance d’une amitié forte mais aussi encouragements et conseils. Par son intermédiaire, entre trois longs séjours à l’étranger, un premier recueil atterrit entre les mains de la poétesse Liliane Wouters. Ce recueil remanié deviendra Légendaire paru en 1995 dans la collection Feux que Liliane Wouters dirige aux Eperonniers (reprise par Labor, repris par...), importante maison d’édition belge dirigée par Lysiane d’Hayere. Soutien de l’éditrice et lien fort. Suivent plusieurs recueils et quelques rencontres dont celle de Carl Norac. En 1998, avec les écrivains Karel Logist, Carl Norac, Carino Bucciarelli et Denys-Louis Colaux, naissance d’une revue littéraire, Le Fram. En 2000, avec Karel Logist, Le Fram passe au statut d’éditeur en publiant un recueil de Jacques Izoard (une quinzaine de titres au catalogue à ce jour dont des livres d’Eugène Savitzkaya, Antonio Moyano, Caroline Lamarche, Rossano Rosi, Laurent Demoulin ou Valérie Nimal par exemple). Edition au Fram de Poémes en attendant le mauve, recueil posthume de poèmes fulgurants écrits par le père, Michel Delaive. Amitié intense mais condensée sur quatre années avec Frédéric-Yves Jeannet. Lectures d’écrivains français contemporains comme Lamarche, Cixous… Lecture compulsive de la jeune génération latino-américiane éclairée par le phare Bolaño.
- 2001, avec Le livre canoë paru aux éditions de la Différence s’achève la Trilogie Lunus/Poèmes (Légendaire et Monde jumeau constituent les deux premiers tomes).
- 2004, Lunus devient un personnage romanesque dans Café Europa (Le temps du rêve première version, paru en 2000 aux Eperonniers sous le pseudonyme d’Axel Somers est écrit en quinze jours et donc bâclé). Le roman reçoit un excellent accueil critique et rencontre son public.
- 2006, retour à la poésie, soi-disant abandonnée, avec Les jours. Fusion en un seul volume et retouches à la Trilogie Lunus sous forme de manuscrit pas encore proposé à édition. Un jour, qui sait. Relation de confiance avec Colette Lambrichs, écrivain et directrice à La Différence. 
- Parution en octobre 2007 de Poèmes sauvages chez Maelström à Bruxelles dans la collection Bookleg, collection hautement recommandable ( textes de qualité à 3 € seulement le volume). Première exposition personnelle de photographies à Liège en novembre 2007 (CPCR). 
- Trois expositions de photographie en 2008 à Liège, Paris et Amay.
- Réécriture complète du Temps du rêve , roman paru en janvier 2008, à La Différence, sous le titre de L'homme sans mémoire.
- Parution en octobre 2008 de la plaquette Le sexe des boeufs illustrée par Robert Varlez aux éditions du Tétras Lyre dans la collection accordéon.
- Une langue étrangère, recueil de poèmes, voit le jour aux éditions de l'Arbre à paroles en novembre 2008, avec un dessin inédit de Marilu Nordenflycht.
- Parution en janvier 2009 du  roman Argentine, où l'on retrouve certains personnages de Café Europa, aux Editions de la Différence. Nouvelles d'un roman ou roman à nouvelles ? Satoris du chaos écrits selon le principe des fractales. Second volume de la Trilogie Lunus/romans.
- Parution prévue au premier trimestre 2011 d'un texte étrange aux éditions de l'Escampette, chez Claude Rouquet.
- 2009 : un nouveau recueil de poèmes paraîtra aux éditions de La Différence au premier semestre 2011. Un roman sur la quête identitaire terminé mais insatisfaisant. Restera dans les tiroirs. Mise en chantier d'un nouveau roman.
To be continued…


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